En 2025, l’Afrique du Sud devient le premier pays africain à présider le G20, un sommet regroupant les 19 plus grandes économies mondiales et l’Union européenne. Cette présidence marque un tournant historique pour le continent africain, qui voit enfin ses préoccupations et perspectives inscrites au cœur d’un forum économique majeur. Sous la houlette du président Cyril Ramaphosa, le pays prépare activement le sommet, prévu en novembre à Johannesburg, avec des enjeux cruciaux tant économiques que diplomatiques. Africanova vous livre une analyse complète des préparatifs, des priorités thématiques, ainsi que des défis et opportunités qui s’ouvrent à l’Afrique du Sud et à l’Afrique tout entière.
Une première historique pour l’Afrique
L’Afrique du Sud assure la quatrième présidence consécutive du G20 par un pays émergent, après l’Indonésie, l’Inde et le Brésil. C’est une reconnaissance majeure pour le rôle grandissant du Sud global dans la gouvernance économique mondiale. Ramaphosa a placé sa présidence sous le triptyque « solidarité, égalité, durabilité », soulignant l’importance de prioriser les besoins des populations les plus vulnérables.
Priorités thématiques au cœur du G20 sud-africain
Les piliers du Sommet 2025 tournent autour de la croissance économique inclusive, la mobilisation des investissements privés, la lutte contre le changement climatique et ses catastrophes associées, la réforme de la gouvernance mondiale pour une meilleure représentation des pays émergents, et la valorisation de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Le continent sera représenté dans toutes ces discussions cruciales, notamment via l’intégration de l’Union africaine en tant que membre permanent.

Les défis économiques et diplomatiques à relever
Face aux tensions géopolitiques internationales exacerbées, à la crise énergétique mondiale et aux incertitudes économiques post-pandémie, les dirigeants sud-africains devront jouer un rôle d’équilibre entre les grandes puissances. La présidence devra aussi gérer une opposition politique locale parfois sceptique et préparer une diplomatie inclusive pour que les intérêts africains ne soient pas marginalisés.
L’Afrique tentera de faire entendre sa voix pour lever les barrières commerciales, stimuler le développement durable, et canaliser les financements vers les secteurs porteurs, tels que l’industrie minière et énergétique, essentiels à la croissance du continent.
Une diplomatie et une organisation minutieuses
Depuis plusieurs mois, l’Afrique du Sud organise une préparation méticuleuse du sommet : réunions ministérielles, sommets parallèles (notamment Y20 pour la jeunesse), mobilisation des acteurs privés et ONG, élaboration des groupes de travail portant sur la croissance inclusive, la sécurité alimentaire et l’innovation durable. Africanova suivra de près ces initiatives qui préparent un sommet clé dans l’histoire économique mondiale.