Yoweri Museveni désigné candidat pour un 7e mandat présidentiel – Perspectives et controverses avant la présidentielle 2026

Introduction : Un nonagénaire au pouvoir depuis quatre décennies

Le 27 août 2025, le Mouvement national de résistance (NRM), parti au pouvoir en Ouganda, a désigné à l’unanimité le président sortant Yoweri Museveni comme candidat officiel à la présidentielle du 12 janvier 2026. À 80 ans, bien que critiqué pour son autoritarisme, Museveni s’apprête à brigué son septième mandat, poursuivant ainsi une longévité exceptionnelle au sommet de l’État depuis 1986.

Un bilan mis en avant et des critiques sévères

Le président Museveni vante un bilan de paix, de stabilité et de progrès économique, notamment grâce à la croissance du PIB et au développement des secteurs agricole et pétrolier. Cependant, son régime est également accusé d’avoir étouffé l’opposition politique, verrouillé les médias et multiplié les arrestations arbitraires, notamment envers ses principaux rivaux comme Bobi Wine.

Une opposition marginalisée et un scrutin sous tension

L’opposition critique vivement la réélection annoncée de Museveni, dénonçant des fraudes électorales massives et une militarisation croissante du pouvoir. La candidature de Bobi Wine, qui incarne l’alternative urbaine et populaire, s’annonce comme le principal défi, mais est confrontée à une répression politique renforcée et à de nombreuses intimidations.

Enjeux de sécurité et héritage dynastique

Par ailleurs, l’attention se porte sur la succession potentielle : Muhoozi Kainerugaba, fils de Museveni et général influent, est souvent présenté comme l’héritier politique, ce qui suscite inquiétudes quant à l’instauration d’une dynastie au sommet de l’État. Ce scénario inquiète la société civile qui appelle à une transition démocratique authentique.

Perspectives pour la présidentielle 2026

La prochaine élection sera un test crucial pour la démocratie ougandaise. Si la compétition se déroule sous haute surveillance internationale, le climat politique reste marqué par une forte polarisation, un environnement sécuritaire tendu et des interrogations sur le respect des libertés fondamentales.

Conclusion : L’Ouganda face à un choix démocratique sous pression

Museveni reste une figure incontournable de la politique ougandaise, mais la pression sociale monte pour une alternance politique. Comment ce scrutin sera organisé et reconnu conditionnera l’avenir démocratique et social du pays dans les années à venir.

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