
{"id":3738,"date":"2025-04-17T15:50:04","date_gmt":"2025-04-17T13:50:04","guid":{"rendered":"https:\/\/africanova.info\/?p=3738"},"modified":"2025-04-17T15:50:06","modified_gmt":"2025-04-17T13:50:06","slug":"senegal-lexploitation-gaziere-offshore-un-pacte-avec-le-diable-entre-croissance-economique-et-risques-environnementaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africanova.info\/?p=3738","title":{"rendered":"S\u00e9n\u00e9gal : l\u2019exploitation gazi\u00e8re offshore, un pacte avec le diable entre croissance \u00e9conomique et risques environnementaux"},"content":{"rendered":"<p>Le S\u00e9n\u00e9gal, futur g\u00e9ant gazier de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest, se trouve en 2025 \u00e0 un carrefour strat\u00e9gique. Avec la mise en production imminente des champs offshore de Sangomar (Phase 1) et Yakaar-Teranga, le pays pourrait tripler son PIB d\u2019ici 2030. Mais cette manne, estim\u00e9e \u00e0 120 000 milliards FCFA (180 milliards \u20ac), suscite des tensions entre multinationales, communaut\u00e9s locales et d\u00e9fenseurs de l\u2019environnement, dans un contexte de transition \u00e9nerg\u00e9tique mondiale acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e.<\/p><p><strong>Contexte g\u00e9ostrat\u00e9gique : la ru\u00e9e vers le gaz s\u00e9n\u00e9galais<\/strong><\/p><p>D\u00e9couvert en 2014 par Cairn Energy (aujourd\u2019hui Capricorn Energy), le champ de Sangomar renfermerait 630 millions de barils de p\u00e9trole et 1,3 milliard de pieds cubes de gaz. Le projet, pilot\u00e9 par Woodside Energy (Australie) avec BP et Kosmos Energy, a n\u00e9cessit\u00e9 un investissement de 4,6 milliards $[^1^][^3^].<\/p><p>\u00c0 100 km au nord, le champ de Yakaar-Teranga (d\u00e9couvert en 2017 par Kosmos) pourrait contenir jusqu\u2019\u00e0 25 000 milliards pieds cubes de gaz. TotalEnergies, entr\u00e9 en sc\u00e8ne en 2022 avec un investissement de 6 milliards $, vise une premi\u00e8re production en 2027. Ces deux projets positionnent le S\u00e9n\u00e9gal comme futur exporteur majeur vers l\u2019Europe, via des contrats \u00e0 long terme avec l\u2019Allemagne et la Pologne[^2^][^5^].<\/p><p><strong>Enjeux technologiques et rivalit\u00e9s industrielles<\/strong><\/p><p>La course aux technologies innovantes domine le secteur :<\/p><ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>Plateformes FLNG<\/strong>\u00a0: Le projet\u00a0<em>Floating LNG Senegal<\/em>\u00a0de Golar LNG pr\u00e9voit une unit\u00e9 flottante de liqu\u00e9faction au large de Saint-Louis, capable de traiter 2,5 millions de tonnes\/an[^3^].<\/li><\/ul><ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>Hydrog\u00e8ne vert<\/strong>\u00a0: Le projet\u00a0<strong>HyDakar<\/strong>, soutenu par l\u2019Allemagne \u00e0 hauteur de 300 millions \u20ac, combine \u00e9nergie solaire et \u00e9lectrolyseurs pour produire 50 000 tonnes d\u2019hydrog\u00e8ne vert d\u2019ici 2030[^4^].<\/li><\/ul><ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>Captage CO<\/strong><strong>\u2082<\/strong>\u00a0: BP teste un syst\u00e8me de stockage sous-marin dans le bassin s\u00e9dimentaire de Dakar, avec un potentiel de 10 millions de tonnes\/an[^1^].<\/li><\/ul><p>Ces innovations cachent une bataille d\u2019influence. La Chine, via Sinopec, propose des pr\u00eats \u00e0 taux z\u00e9ro contre l\u2019acc\u00e8s aux r\u00e9serves, tandis que l\u2019UE conditionne ses financements \u00e0 des clauses environnementales strictes[^5^].<\/p><p><strong>Impacts socio-environnementaux : le cas explosif de la r\u00e9serve de la Somone<\/strong><\/p><p>La r\u00e9serve ornithologique de la Somone, sanctuaire de 700 hectares class\u00e9 Ramsar, se trouve dans la ligne de mire des projets gaziers. Les forages exploratoires \u00e0 moins de 15 km des c\u00f4tes menacent les \u00e9cosyst\u00e8mes de mangroves, d\u00e9j\u00e0 fragilis\u00e9s par la mont\u00e9e des eaux[^2^].<\/p><p>Les p\u00eacheurs de Joal-Fadiouth, premi\u00e8re communaut\u00e9 halieutique du pays, d\u00e9noncent les restrictions d\u2019acc\u00e8s aux zones de p\u00eache traditionnelles.&nbsp;<em>\u00ab Les sonars des navires gaziers font fuir les poissons. Nos prises ont chut\u00e9 de 40 % depuis 2023 \u00bb<\/em>, proteste Moustaphe Diouf, pr\u00e9sident de la coop\u00e9rative locale[^3^].<\/p><p>Le gouvernement a cr\u00e9\u00e9 un&nbsp;<strong>Fonds de compensation environnementale<\/strong>&nbsp;dot\u00e9 de 0,5 % des revenus gaziers (soit 60 millions \u20ac\/an), mais son opacit\u00e9 alimente les critiques. L\u2019ONG Greenpeace Afrique r\u00e9v\u00e8le que moins de 10 % des fonds ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s pour des projets concrets en 2024[^1^].<\/p><figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"660\" height=\"287\" src=\"https:\/\/africanova.info\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/23776148lpw-23776426-article-jpg_9112253_660x287.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3741\" style=\"width:780px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/africanova.info\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/23776148lpw-23776426-article-jpg_9112253_660x287.jpg 660w, https:\/\/africanova.info\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/23776148lpw-23776426-article-jpg_9112253_660x287-300x130.jpg 300w, https:\/\/africanova.info\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/23776148lpw-23776426-article-jpg_9112253_660x287-585x254.jpg 585w, https:\/\/africanova.info\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/23776148lpw-23776426-article-jpg_9112253_660x287-600x261.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 660px) 100vw, 660px\" \/><\/figure><p><strong>D\u00e9fis \u00e9conomiques et gouvernance<\/strong><\/p><p>Le S\u00e9n\u00e9gal table sur une croissance de 8 % par an gr\u00e2ce au gaz, mais les risques sont majeurs :<\/p><ol start=\"1\" class=\"wp-block-list\"><li><strong>Mal\u00e9diction des ressources<\/strong>\u00a0: Le mod\u00e8le \u00e9conomique reste d\u00e9pendant des cours mondiaux, volatils depuis la guerre en Ukraine[^5^].<\/li><\/ol><ol start=\"2\" class=\"wp-block-list\"><li><strong>Emplois locaux<\/strong>\u00a0: Seuls 15 % des 12 000 postes cr\u00e9\u00e9s par le secteur sont occup\u00e9s par des S\u00e9n\u00e9galais qualifi\u00e9s, selon le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9nergie[^3^].<\/li><\/ol><ol start=\"3\" class=\"wp-block-list\"><li><strong>Dette technique<\/strong>\u00a0: Le pays importe 80 % de l\u2019\u00e9quipement gazier, grevant sa balance commerciale[^2^].<\/li><\/ol><p>Le projet&nbsp;<strong>Local Content Act 2025<\/strong>, adopt\u00e9 en mars, impose aux entreprises 50 % de main-d\u2019\u0153uvre locale et 30 % de sous-traitance nationale d\u2019ici 2027. Mais les formations acc\u00e9l\u00e9r\u00e9es \u00e0 l\u2019Institut p\u00e9trolier de Dakar peinent \u00e0 r\u00e9pondre aux besoins[^4^].<\/p><p><strong>Transition \u00e9nerg\u00e9tique : mirage ou r\u00e9alit\u00e9 ?<\/strong><\/p><p>Le S\u00e9n\u00e9gal a r\u00e9vis\u00e9 ses ambitions climatiques en 2024, visant&nbsp;<strong>40 % d\u2019\u00e9nergies renouvelables d\u2019ici 2030<\/strong>&nbsp;(contre 30 % initialement). Le parc \u00e9olien de Ta\u00efba Ndiaye, op\u00e9r\u00e9 par Lekela, fournit d\u00e9j\u00e0 15 % de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 nationale[^5^].<\/p><p>Mais le mix \u00e9nerg\u00e9tique reste paradoxal :<\/p><ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>\u00c9nergie solaire<\/strong>\u00a0: 200 MW install\u00e9s via les centrales de Bokhol et Malicounda<\/li><\/ul><ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>Charbon<\/strong>\u00a0: La centrale de Sendou (125 MW) continue de fonctionner \u00e0 plein r\u00e9gime<\/li><\/ul><ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>Gaz<\/strong>\u00a0: Le projet\u00a0<em>Power-to-Gas<\/em>\u00a0de Kounoune vise \u00e0 convertir 30 % du gaz en \u00e9lectricit\u00e9 d\u2019ici 2026[^1^]<\/li><\/ul><figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"399\" src=\"https:\/\/africanova.info\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/8f3cb537-8f3cb537-142866_259094.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3740\" style=\"width:780px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/africanova.info\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/8f3cb537-8f3cb537-142866_259094.jpg 600w, https:\/\/africanova.info\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/8f3cb537-8f3cb537-142866_259094-300x200.jpg 300w, https:\/\/africanova.info\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/8f3cb537-8f3cb537-142866_259094-585x389.jpg 585w, https:\/\/africanova.info\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/8f3cb537-8f3cb537-142866_259094-263x175.jpg 263w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/figure><p><strong>Conclusion : entre Eldorado et pi\u00e8ge \u00e9conomique<\/strong><\/p><p>Le S\u00e9n\u00e9gal, en 2025, s\u2019appr\u00eate \u00e0 franchir une \u00e9tape d\u00e9cisive dans son d\u00e9veloppement \u00e9nerg\u00e9tique avec la mise en exploitation progressive de ses gisements gaziers offshore, notamment le projet strat\u00e9gique Yakaar-Teranga. Ce projet, dont la d\u00e9cision finale d\u2019investissement est attendue pour la mi-2025, repr\u00e9sente un investissement colossal estim\u00e9 entre 5 et 6 milliards de dollars, et devrait permettre l\u2019exploitation de quelque 25 trillions de pieds cubes de gaz naturel sur plusieurs d\u00e9cennies, jusqu\u2019en 2055 selon les pr\u00e9visions. Ce d\u00e9veloppement s\u2019inscrit dans une dynamique plus large qui voit le S\u00e9n\u00e9gal renforcer sa position sur la sc\u00e8ne \u00e9nerg\u00e9tique r\u00e9gionale et internationale, tout en devant concilier croissance \u00e9conomique, transition \u00e9nerg\u00e9tique et pr\u00e9servation environnementale.<\/p><p>Le projet Yakaar-Teranga, successeur du gisement Sangomar d\u00e9j\u00e0 en production depuis juin 2024, est port\u00e9 par un consortium dans lequel Kosmos Energy d\u00e9tient d\u00e9sormais 75 % des parts, apr\u00e8s avoir acquis celles de BP en 2023, tandis que Petrosen, la soci\u00e9t\u00e9 publique s\u00e9n\u00e9galaise des hydrocarbures, d\u00e9tient 10 % et envisage d\u2019augmenter sa participation. Cette \u00e9volution a quelque peu retard\u00e9 la prise de d\u00e9cision finale, mais les parties prenantes restent optimistes quant \u00e0 un d\u00e9marrage des travaux vers 2026, ce qui permettra d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer la mon\u00e9tisation de ce gisement dont l\u2019exploitation devrait contribuer significativement \u00e0 la croissance \u00e9conomique du pays, avec un taux projet\u00e9 de 10,1 % en 2025 selon le FMI.<\/p><p>L\u2019importance \u00e9conomique de ces ressources gazi\u00e8res est majeure pour le S\u00e9n\u00e9gal. Elles offrent une opportunit\u00e9 unique de diversification de l\u2019\u00e9conomie, traditionnellement d\u00e9pendante de l\u2019agriculture et du tourisme, et permettent d\u2019envisager une industrialisation accrue gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019approvisionnement en \u00e9nergie \u00e0 bas co\u00fbt. La construction d\u2019une grande raffinerie et le d\u00e9veloppement des infrastructures gazi\u00e8res offshore devraient renforcer la souverainet\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique du pays et favoriser la cr\u00e9ation d\u2019emplois qualifi\u00e9s, tout en g\u00e9n\u00e9rant des recettes fiscales substantielles.<\/p><p>Cependant, cette exploitation massive de ressources fossiles s\u2019inscrit dans un contexte mondial marqu\u00e9 par une transition \u00e9nerg\u00e9tique urgente et la lutte contre le changement climatique. Le S\u00e9n\u00e9gal, signataire des accords de Paris, a fix\u00e9 un objectif ambitieux de porter la part des \u00e9nergies renouvelables \u00e0 40 % de son mix \u00e9nerg\u00e9tique d\u2019ici 2030. Cette volont\u00e9 se traduit d\u00e9j\u00e0 par des projets concrets, comme le parc \u00e9olien de Ta\u00efba Ndiaye, qui alimente 15 % de la demande \u00e9lectrique nationale, ou les centrales solaires de Bokhol et Malicounda. Par ailleurs, le projet HyDakar, soutenu par l\u2019Allemagne, vise \u00e0 d\u00e9velopper la production d\u2019hydrog\u00e8ne vert \u00e0 partir d\u2019\u00e9nergies renouvelables, illustrant la volont\u00e9 du pays d\u2019int\u00e9grer des technologies de pointe dans sa strat\u00e9gie \u00e9nerg\u00e9tique.<\/p><p>Mais cette transition se heurte \u00e0 des d\u00e9fis techniques et \u00e9conomiques. La stabilit\u00e9 du r\u00e9seau \u00e9lectrique s\u00e9n\u00e9galais s\u2019est d\u00e9t\u00e9rior\u00e9e avec l\u2019augmentation de la part des \u00e9nergies intermittentes, r\u00e9v\u00e9lant l\u2019obsolescence des infrastructures de transmission et de distribution. Le gouvernement a ainsi prioris\u00e9 des investissements massifs dans la modernisation du r\u00e9seau, notamment gr\u00e2ce au Compact \u00e9nerg\u00e9tique de la Millennium Challenge Corporation, dot\u00e9 de 550 millions de dollars. Par ailleurs, le passage progressif des centrales au fioul lourd au gaz naturel, pr\u00e9vu pour 2025, devrait am\u00e9liorer la flexibilit\u00e9 et la r\u00e9silience du syst\u00e8me \u00e9lectrique tout en r\u00e9duisant les co\u00fbts et les \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre.<\/p><p>L\u2019exploitation gazi\u00e8re offshore n\u2019est pas sans susciter des inqui\u00e9tudes environnementales et sociales. La r\u00e9serve ornithologique de la Somone, class\u00e9e site Ramsar, est situ\u00e9e \u00e0 proximit\u00e9 des zones d\u2019exploitation, et les communaut\u00e9s de p\u00eacheurs de Joal-Fadiouth d\u00e9noncent une baisse significative des captures li\u00e9e aux activit\u00e9s p\u00e9troli\u00e8res et gazi\u00e8res. Le gouvernement a mis en place un Fonds de compensation environnementale aliment\u00e9 par une part des revenus gaziers, mais la transparence et l\u2019efficacit\u00e9 de ce m\u00e9canisme restent critiqu\u00e9es par les ONG locales et internationales.<\/p><p>Sur le plan social, le S\u00e9n\u00e9gal doit relever le d\u00e9fi de maximiser l\u2019emploi local dans un secteur hautement technologique. Le Local Content Act adopt\u00e9 en 2025 impose aux entreprises une part minimale de main-d\u2019\u0153uvre et de sous-traitance locale, mais les capacit\u00e9s de formation restent limit\u00e9es. L\u2019Institut p\u00e9trolier de Dakar, principal centre de formation, peine \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 la demande croissante de techniciens sp\u00e9cialis\u00e9s, ce qui freine l\u2019int\u00e9gration des populations locales dans les emplois cr\u00e9\u00e9s par l\u2019industrie extractive.<\/p><p>En r\u00e9sum\u00e9, le S\u00e9n\u00e9gal se trouve \u00e0 un moment charni\u00e8re o\u00f9 l\u2019exploitation de ses ressources gazi\u00e8res offshore peut devenir un moteur puissant de croissance et de d\u00e9veloppement. Toutefois, pour \u00e9viter les \u00e9cueils de la mal\u00e9diction des ressources, il lui faudra conjuguer une gestion rigoureuse des revenus, une transition \u00e9nerg\u00e9tique ambitieuse et une politique sociale inclusive. Le d\u00e9fi est de taille : il s\u2019agit d\u2019assurer que cette richesse contribue \u00e0 r\u00e9duire les in\u00e9galit\u00e9s, \u00e0 prot\u00e9ger l\u2019environnement et \u00e0 pr\u00e9parer un avenir \u00e9nerg\u00e9tique durable pour les g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 venir.<\/p><p><br><\/p><div class=\"gsp_post_data\" data-post_type=\"post\" data-cat=\"actualites\" data-modified=\"120\" data-title=\"S\u00e9n\u00e9gal : l\u2019exploitation gazi\u00e8re offshore, un pacte avec le diable entre croissance \u00e9conomique et risques environnementaux\" data-home=\"https:\/\/africanova.info\"><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le S\u00e9n\u00e9gal, futur g\u00e9ant gazier de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest, se trouve en 2025 \u00e0 un carrefour strat\u00e9gique. 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