Introduction : Une crise en voie de prolongation alarmante
La crise anglophone au Cameroun, débutée officiellement en 2016, continue de bouleverser la vie dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest du pays. Malgré plusieurs tentatives de dialogue et de négociations, le conflit armé persiste, aggravant les fractures ethnolinguistiques et générant un climat d’insécurité et de déplacement massif des populations. En août 2025, les appels à un dialogue inclusif et à une solution pacifique se font plus pressants que jamais, tant sur la scène nationale qu’internationale.
Origines et évolution du conflit
Ce conflit trouve ses racines dans les revendications historiques des populations anglophones qui dénoncent une marginalisation politique, juridique et linguistique. La réponse répressive du gouvernement a conduit à une spiralisation violente, avec la création de groupes armés séparatistes revendiquant l’indépendance d’une nouvelle entité appelée Ambazonie. Cette radicalisation a provoqué une série de violences contre les civils, des fermetures d’écoles, et une crise humanitaire sans précédent.
Impacts humains et sociaux dramatiques
Selon les rapports des Nations unies, plus de 850 000 personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays, avec plusieurs centaines de morts et un nombre important de violations des droits humains. Les infrastructures sociales et économiques dans ces zones sont presque détruites, affectant gravement l’accès à l’éducation, à la santé, et à la sécurité alimentaire.
Initiatives de dialogue et médiations internationales
En 2025, plusieurs acteurs régionaux et internationaux, dont la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’Union africaine et la Suisse, ont renouvelé leurs efforts pour faciliter un dialogue entre le gouvernement camerounais et les représentants séparatistes. Des médiateurs ont été nommés pour organiser des négociations à Genève, échafaudant des plans pour un cessez-le-feu et une décentralisation renforcée.
Obstacles et défis persistants
Malgré ces initiatives, la méfiance reste forte des deux côtés, et des factions rebelles plus radicales continuent d’exercer la violence. La complexité de la situation est aggravée par l’absence d’un leadership unique au sein des séparatistes, et par la méfiance du gouvernement envers certains groupes armés. Le climat sécuritaire reste volatile, avec de fréquents attentats ciblés.
Perspectives d’avenir : vers une paix durable ?
Une paix durable au Cameroun dépendra d’un compromis politique basé sur la reconnaissance des droits des anglophones tout en préservant la souveraineté nationale. Le renforcement des garanties constitutionnelles, la reconstruction des infrastructures détruites, et le rétablissement de la confiance sont indispensables pour tourner définitivement la page du conflit.